Vous
écoutez les ineptes discussions de comptoir au
  
ALSO SMOKEASY FOR SMOKERS
ONLY
• Samedi 20 octobre 2007 - 11h40
L'effarement permanent
Interview
de son photographe le 16 octobre dans je ne sais plus quel canard gratuit-PQ.
Il raconte avoir fait une nouvelle série de photos officielles,
à la demande de sa copine Cécilia. Annonce du divorce, sauf
erreur, et après 15 jours de rumeurs et de gesticulations médiatiques,
le 18, jour de la grève, comme par hasard. Interview dans l’Est
Républicain le 19. Elle, le 20. Compte tenu des délais
de fabrication et tout le bataclan, nous avons affaire une fois de plus
à une opération de communication concertée, pensée,
organisée, planifiée au jour près et très
en amont. On est dans une ère nouvelle de l’abrutissement
des masses. Le people et le politique sont passés à un stade
industriel de la communication bizness et de l’exploitation de la
connerie présumée de la plèbe. Tout ce qu’ils
vont obtenir c’est un dégoût, sinon une haine. Du moins,
je l’espère, car je ne veux pas désespérer
des gens, ni croire que nous sommes tous si crétins. Heureusement,
Laporte se chope des casseroles et la France a pris sa raclée au
rugby, nouvelle méthode décervelage et de pompage de fric.
Leur tête au bout d'une pique.
• Mercredi 17 octobre 2007 - 19h23
J'ai reçu ce conseil pour voyageur wireless
: "comment clouer le bec de ton voisin quand tu voyages !"
Bon,
t'es dans un train ou un avion et ton voisin te gonfle grave : il t'épie,
il passe son temps à lire par-dessus ton épaule, à
détailler tes moindres faits et gestes, en bref, il t'emmerde !
Une seule solution pour qu'il te lâche définitivement la
grappe, le faire chier :
1. sors ton ordinateur portable de ton sac,
2. ouvre-le lentement et calmement,
3. démarre-le,
4. assure-toi que le connard d'à côté regarde ton
écran,
5. ensuite démarre Outlook et place-toi sur ce texte,
6. ferme les yeux et lève la tête vers le ciel,
7. prend une profonde inspiration et clique
sur ce lien.
•
Mardi 16 octobre 2007 - 03h34
A propos d'un monstre, de sa traque, d'interpol et de
l'interprétation à faire de quelques images
| LES
FAITS |
|
L'article
publié plus bas qui évoque l'affaire est pompé
sur le site de LCI, publié
par la chaîne le 15/10/2007 à 23h47. C'est cet
article qui me fait réagir ci-contre.
Les deux photos ci-dessous dont celle reconstituée (n°1/2)
dont je parle sont issue du site d'Interpol
:

Photographs published by INTERPOL on 8 October
in a bid to identify the man, who had disguised his face digitally
in the abuse pictures shown on the Internet.
© INTERPOL
L'autre photo évoquée est celle ci
(n°3), toujours issue de la série publiée par
Interpol
:
La photo prise 3 jours plus tard à l'aéroport
(n°4) ci-dessous, est toujours issue du site d'Interpol
:

Vico suspect photo taken by Thai immigration authorities
on 11 October 2007.
Article
de LCI :
Interpol est parvenu à identifier, grâce à son
appel à témoins, le pédophile présumé
diffusant sur internet des photos le mettant en scène avec
des enfants. Il se trouverait en Thaïlande. Sans dévoiler
son identité, l'organisation internationale de police criminelle
indique qu'il "s'agirait d'un homme enseignant l'anglais
dans une école en Corée du Sud". Interpol,
qui précisé avoir recoupé les "informations
communiquées par cinq sources différentes sur trois
continents" pour parvenir à cette conclusion, a
justifié sa prudence :
"nous espérions être en mesure de fournir au public
et aux médias la véritable identité de Vico
aujourd'hui (nom, date de naissance et nationalité), mais
ça ne semble pas possible pour des raisons d'enquête".
Vico, "l'homme photographié en train d'abuser sexuellement
de jeunes enfants au Vietnam et au Cambodge, dont les clichés
circulent sur Internet, a été identifié à
la suite des réactions massives en provenance du monde entier,
suscitées par l'appel à témoins lancé
par Interpol", assure l'organisation, qui évoque
pas moins de 350 témoignages parvenus aux enquêteurs.
"La Thaïlande est au centre d'une chasse à
l'homme internationale, et les autorités du pays en coopération
avec Interpol et les polices du monde entier, le traquent sans relâche".
Chasse à l'homme en Asie
Interpol avait lancé le 7 octobre un appel à témoins
pour tenter d'identifier cet homme surnommé "Vico",
ce qui constituait une première pour l'organisation internationale.
Interpol avait alors précisé que "les spécialistes
allemands du Bundeskriminalamt (BKA)" étaient parvenus
à obtenir "une image exploitable" des
photographies originales, retouchées par l'intéressé
ou par ses complices afin que son visage ne soit pas reconnaissable.
"Dans les trois jours qui ont suivi l'appel à témoins,
Interpol en collaboration avec ses bureaux centraux nationaux du
monde entier, avait également établi le nom du suspect,
sa nationalité, sa date de naissance, son numéro de
passeport ainsi que ses lieux de travail actuel et précédent",
souligne l'organisation.
Grâce à l'appui des autorités sud-coréennes
et thaïlandaises, les enquêteurs ont pu déterminer
que le suspect avait pris un avion à Séoul à
destination de Bangkok, le jeudi 11 octobre. Des caméras
de vidéosurveillance l'ont en effet filmé à
15h26, devant les services d'immigration, explique Interpol qui
a "mis ses images à la disposition du public",
afin de le localiser. Interpol demande à quiconque disposant
d'informations sur son lieu de séjour actuel de contacter
la police locale ou Interpol sur son site web. |
Préliminaires
Que m'arrive-t-il soudain dans la nuit ? Voici que je vais me mettre,
comme des millions de personnes à donner un avis pertinent sur
quelque chose -alors qu'à quoi bon, des millions le font déjà.
Si j'ai donné la forme présente d'un Speakeasy à
mon "blog" et à cette page/ lieu de bavasserie une
pseudo couleur de bar, c'est bien parce que je trouve que tous ces blogs,
à de rares exceptions près (heureusement, celles-ci sont
repérées) n'ont rien de pertinent à dire qui dépasse
le niveau discussion de comptoir et de pochetrons. Estimant que je n'ai
pas de message particulier à communiquer au monde (si j'ai à
le faire, je m'en soulage dans mes bouquins) et que d'autres le font
mieux que moi sur le Net, je ne trouve somme toute d'ordinaire rien
à raconter. Et puis, las...
Mais voici que, je ne sais pas pourquoi, je ressens le besoin de m'exprimer
à propos de cette incroyable traque au monstre à laquelle
vient de se livrer Interpol. A l'heure où j'écris, il
n'est pas arrêté. A la vitesse où ça va,
ce sera sans doute très vite fait car il semble savoir moins
bien se cacher que Ben Laden. Tant pis, ce que je veux essayer ici de
dire prétendra en tout cas être un propos de valeur un
peu pérenne. Je vous préviens, je ne vais pas être
drôle, pour une fois. De toute façon, rien ne prête
à rire dans cette affaire. Je veux juste exprimer l'immense malaise,
somme de bien des troubles, que je ressens autour de tout cela.
Précautions
Je crois qu'il faut que je pose des bases claires avant d'aller plus
loin. Je précise donc que pour moi, comme pour des millions de
personnes sur cette planète :
- Le type ci-contre qu'Interpol traque est un monstre exceptionnel qui
mérite sans doute d'être enfermé. Il ne doit pas
être soignable à ce niveau de perversité (mais si
c'est le cas, je l'ignore), aussi qu'il croupisse en prison et ne fasse
plus de victimes.
- Interpol à mille fois raison de vouloir le capturer. Il n'y
aucune ambiguité là-dessus.
- La pédophilie est une chose barbare et abominable.
... Mais voilà.
Je ressens d'immenses malaises autour de toute cette affaire.
- Malaise car nous vivons une époque qui a placé le pédophile
comme une figure du mal absolu. On ne relativisera, ne classifiera,
ne hiérarchisera pas la barbarie (plus moins méchant que
lui, plus moins barbare qu'un autre ?) évidemment que non : mais
on notera tout de même que l'angélisme de la cause -la
monstruosité d'un tel individu fait consensus mondial et à
juste titre- est tel qu'on ne s'étonne pas qu'on mette tant de
moyens pour traquer cet homme... plutôt que tant d'autres qui
n'ont rien à lui envier (dictateurs, tortionnaires, génocidaires,
vieux nazis et autres criminels protégés car riches ou
puissants...) et qui couleront à jamais des jours paisibles.
Mais il n'y a sans doute pas d'intérêts économiques
ou autres en jeu... et pourtant il est devenu en peu de temps l'égal
des pires ennemis publics planétaires. Il est devenu l'incarnation
unique de la pédophilie. Il est devenu le symbole, le modèle,
l'archétype. Ce n'est jamais créé par
hasard : cela a un usage.
- Malaise car lorsque l'avis de recherche a été lancé,
j'ai découvert comme tout le monde l'horreur du personnage. Des
centaines d'enfants -on n'ose imaginer- la perversion perpétrée
dans le plus grand confort et la plus grande impunité... c'est
une idée difficile à supporter.
- Malaise de savoir qu'il existe des êtres tels que lui : on a
honte de sa propre espèce. On se sent appartenir à une
famille honteuse (c'est au départ un être humain comme
vous et moi, mais si !), mais il nous désigne une face telle
de l'humanité qu'on en est révulsé et troublé
soi-même.
- Malaise aussi par les photos diffusées. On imagine le travail
affreux que doivent mener les policiers pour identifier l'homme : soit
collectionner et examiner des images que pour rien au monde on aimerait
nous-mêmes entrapercevoir. Le fait que n'apparaisse que son portrait
(avec un début de torse nu -photos 1/2) avec sur le côté
un début de chevelure (sans doute d'enfant) est terrible. L'imagination
court et chasse aussitôt l'entièreté de la scène
qui nous est heureusement ôtée... mais ne pas voir, est
sans doute "presque aussi pire que si on voyait".
- Malaise car la spirale (photos 1/2) réalisée sans doute
sur l'original par le pédophile lui-même afin qu'on ne
le reconnaisse pas -cauchemardesque- semble être issue de sa psyché
même. Cette spirale, en une sorte de tableau de Bacon exacerbé,
est peut-être son réel portrait : un abîme hideux,
une vision de l'enfer. Un homme à tête inhumaine. Ce portrait
en spirale du monstre est parfait. Il fait peur. Cette image est terrifiante.
Malaise car on osera penser qu'Interpol ne l'a pas exhibée simplement
pour vanter sa prouesse technique. Cette spirale est un trauma qu'on
nous inflige volontairement..
- Malaise parce que la photographie reconstituée à partir
de la spirale est imparfaite. l'oeil gauche est de travers, le visage
est un peu fondu par endroit comlme une cire chaude mal moulée,
mais il est reconnaissable. Du bel ouvrage, certes. Mais pourquoi le
décor derrière n'est-il pas disposé de la même
façon ? Il y avait-il d'autres photos à spirale ? C'est
étrange. C'est aussi une source de malaise ressenti à
l'examen de cette horreur hypnotique.
- Malaise car si on peut reconstituer une tête maëlstrom
aujourd'hui, alors on peut donc tout faire, tout trafiquer, à
ce point ? On nous le dit, on le croira donc.
- Malaise car sur la photo 3 (celle des "jours heureux", cet
homme souriant à l'air affable. il est doux. il ressemble à
tout le monde, il a un petit sourire. Sourire du monstre satisfait,
sourire de l'homme ordinaire... c'est à dire n'importe qui croisé
dans la rue... C'est à devenir paranoïaque.
- Malaise parce qu'il aura fallu seulement trois jours sur la planète
pour l'identifier grâce à des centaines de témoins
et de quidams devenus flics autour du globe et pouvoir le pister, l'identifier
et même le photographier très nettement (photo 4).
- Malaise car on sait désormais que la planète est minuscule,
panoptique, bardée d'yeux et de caméras et qu'on doit
être soi-même sur des millions de photos et de films...
même si je n'ai rien à me reprocher.
- Malaise car sur la photo 4 il n'a plus le sourire ni le regard de
l'homme heureux, mais celui de la bête traquée, du cerf
avant l'hallali (encore une fois, je ne le défends pas. Je ne
veux pas savoir quel regard devaient avoir ses victimes....). Malaise,
car s'il est innocent (et si c'était un sosie ? Et si on l'accusait
par un concours de circonstances ?)... il y a de quoi en effet avoir
ce regard au bord de la folie.
- Malaise que diffuse tout cela. Malaise d'un monde mortifère
et -tout de même !- décadent. D'un monde qui n'a pas d'autres
ressources -semble-t-il, du moins c'est ce que nous dit-cette affaire
que de devenir un policier global parce que le mal est à grande
échelle et planétaire, parce que ça craque de partout,
parce que nous allons tout faire pour nous entre détruire.
- Malaise d'être effleuré par d'autres pensées aussi
: qu'Interpol se fait peut-être aussi sciemment de la pub et de
la comm', que tout cela chaque jour conforte davantage le goût
des foules pour l'ordre, la sécurité et la surveillance,
que c'est peut-être aussi ce qu'on veut nous faire doucement avaler
en rendant si publique et spectaculaire cette affaire : à savoir
qu'il nous faut un flic toujours plus fort, ubiquitaire, toujours plus
efficace et présent... Malaise d'être traversé par
la pensée qu'on veuille à travers cela nous inculquer
l'idée que nous devrons désormais tous toujours et partout
nous entre surveiller et devenir des délateurs.
- Malaise, car à cause de la force des images, de l'exemplarité
de l'archétype, du cas, de la façon dont l'affaire est
rondement menée, à cause des étonnantes prouesses
techniques prétendues, à cause de tout ce qu'elle nous
dit cette affaire, tout ce qu'elle veut ou semble vouloir nous dire...
on pourrait croire à une opération montée de but
en blanc. Malaise car on se met à douter de tout aujourd'hui
parce que trop souvent la réalité a été
une fiction préparée par d'autres pour servir toujours
un intérêt quelconque obscur, au moins sinon médiatique.
- Malaise que le sujet pour être abordé et analysé
doive mériter tant de préliminaires ou de précautions
si on veut l'aborder sans risquer de passer soi-même pour un monstre.
- Malaise bref qu'on ne puisse rien dire, rien critiquer, car oui, mille
fois oui, il fallait arrêter ce type et l'empêcher de continuer
ses horreurs. Rien à dire à ça. Mais "quelque
part" comme on disait, peut-être que nous aussi, tous, devrions
commencer à avoir ce regard de bête traquée.
•
Samedi 31 août 2007 -19h23
France Telecom reçoit une lettre d'un ami
Bonjour,
Je vous contacte à propos de mon espace client : voilà,
c'est pas pour me vanter, mais c'est proprement infernal.
Lors du lancement il y a quelques années maintenant (j'étais
jeune et innocent, je n'avais pas d'espace client et ma vie n'était
qu'insouciance), j'ai voulu ouvrir un espace client (c'était
nouveau, frais, porteur d'avenir cette idée d'espace client)...
mais cela n'a jamais marché. Je n'ai jamais pu me connecter,
pour une raison inconnue. J'ai tout essayé, j'avais même
appelé une conseillère. Mystère, l'espace client
m'a toujours refusé l'accès. On m'avait renvoyé
des codes, j'avais tout rentré comme il fallait... JAMAIS. Cela
n'a JAMAIS marché. Pourtant c'était le mien ! LE MIEN
! Mon Espace client ! A MOI !
A un moment, c''était kafkaïen car il me fallait un numéro
sur une facture que je ne reçois plus et pour cause car elle
est sur mon espace client... Je vous en passe et des meilleures. Bref,
j'ai fini par renoncer à me frotter à mon espace client
(je me suis dit que ce n'était sans doute pas dirigé personnellement
contre moi... Mais ai-je eu raison de penser cela ?), mon bel espace
client si bien protégé que je ne peux pas y aller (je
pense qu'il y a un bug sur mon adresse depuis le début, dû
au lancement de votre système, bug qui demeure. Je ne vois pas
d'autre explication). Ayant alors à l'époque dépensé
suffisamment de temps et d'énergie, j'ai fini par renoncer à
vivre sans mon espace client (ça s'est bien passé jusque
là, en fait, je dois l'avouer).
Récemment -soit quelques années après- voulant
changer ma formule internet, j'ai voulu vérifier combien je payais
d'abonnement à la ligne, pour savoir si une formule Orange de
forfait internet sans abo de ligne serait intéressante (on est
comme ça, nous les clients, on a de drôles d'idées
parfois). Me revoici me cognant à mon fichu espace client pour
redécouvrir le détail de cet abonnement au tuyau du téléphone
que je paie sans consommer d'unités. Bien sûr mon Espace
Client ne marche pas plus... Mais il y a un peu de mieux dans le non-accessible
(je n'ose parler d'inaccessibilité, je ne veux pas paraître
agressif) : pour avoir un nouveau numéro de code, on peut le
demander depuis le site (jadis, non. Mais je vous parle d'un temps que
les moins de vingt ans ne doivent pas connaître. Je vis avec mon
bug espace client comme une sorte de maladie familiale honteuse depuis
si longtemps).. mais il faut attendre une lettre qui met une semaine
à arriver (c'est antédiluvien votre truc. La plupart des
sites peuvent envoyer un identifiant oublié par courriel dans
la seconde. Mais passons, ils sont peut-être délurés
ou fantaisistes ces gens là, certes). Bref, je redemande une
énième fois mes identifiants. Je viens de les recevoir,
ils sont plutôt sympas je trouve, regardez : 9az2uFTj et svS8UQpl.
Ca a de la gueule, je suis fier en lisant la lettre et les 8 pages de
règlement sur mon espace client (on sent que c'est de la grande
affaire, du bel ouvrage), et je présume que ca va m'ouvrir mon
espace client. J'en frétille.... Je rentre soigneusement mes
nouveaux amis
9az2uFTj et svS8UQpl...
une fois... deux fois... 3 fois (je ne suis pourtant pas une burne en
Internet, j'écrivais ees articles techniques et de vulgarisation
sur ce sujet quand 99% des Français ne savaient pas que ça
existait -et ne se doutaient pas qu'ils y auraient un jour un espace
client- et peut-être même pas le type qui a développé
votre système d'espace client. Il est où lui d'ailleurs
? Au Brésil en fuite ? Il s'est fait refaire le visage ?)...
bref je rentre mes codes et... ça ne marche... PAS (haha ! Vous
avez cru un instant vous aussi, hein ? mais non).
Faut que j'attende de nouveau le droit de réessayer.
J'ai ouvert une bière. je me suis remis à fumer, mais
je suis resté calme. Personne dans mon entourage n'a pris. C'est
ça "l'espace client attitude" : je suis resté
CALME.
Mais QUAND MEME, la question est la suivante : CA VA DURER ENCORE COMBIEN
DE TEMPS VOTRE SYSTEME ? Je vais devoir redemander des identifiants
combien de fois dans ma vie ? Mes enfants devront-ils reprendre cette
tâche à ma mort ? Vais-je un jour pouvoir être touché
par la lumière et entrer dans le saint des saints, "l'Espace
Client" où m'attend quoi, d'ailleurs ? 70 vierges, des torrents
de miel, de myrrhe et de pierreries ? Car c'est si compliqué
d'y aller dans cet espace client que ça va finir par devenir
un objet absolu de fantasme... Il y en a qui ont cherché toute
leur vie l'Eldorado, la Pierre philosophale, l'Eve Future ou je ne sais
quoi. Moi c'est l'Espace client de France Telecom (on a les rêves
et l'époque qu'on mérite, je sais).
Peut-on sur mon nom MIZIO FRANCIS ma ligne 01 43 XX XX XX sur mes mails
(soit mizio#wanadoo.fr soit francismizio#wanadoo.fr) éradiquer
PAR PITIE le problème ? (Soyez miséricordieux : c'est
un être humain qui vous parle... et il n'en PEUT PLUS). Peut-on
me faire un bel espace client comme je le mérite comme chacun
sur cette Terre, un espace client accessible, simple, beau, édénique...
?
Un espace client quoi.
Voilà.
Recevez en attendant mon espace salutation, mais sachez que mon espace
patience est quelque peu encombré par mon espace exaspération.
Enfin, juste un mot : tenons bon, vraiment. On passera ce cap et cette
époque, mais restons solidaires. Aidez-moi et je vous jure que
je resterai client. Je vous le jure.
Mais qu'on me laisse accéder à mon espace client... Un
jour vous et moi nous rirons de ce temps d'oppression, de douleur, quand
il fallait avoir un espace client. Un jour, oui. Je le souhaite pour
mes enfants, vous aussi sans doute pour les vôtres.
Cordialement
Francis Mizio
•
Mercredi 15 août 2007 -10h51
Le soleil a été mon ami
 |
Grâce
à une amie qui m'a invité dans une bien jolie maison,
j'ai pu passer une semaine en Dordogne avant de reprendre mon
job à la con. Et voilà, fini pour cette année,
c'est bientôt Noël et tout le bataclan. C'est reparti
le grand bigntz et la servitude. Pourquoi je vous raconte ma vie,
et pourquoi lisez-vous ça alors que vous n'en avez a
priori rien à faire ? Je n'en sais rien. Peut-être
êtes-vous en train de surfer depuis le bureau car avez-vous
du mal à vous en remettre, vous aussi, de cette reprise ?
Bon alors l'info primordiale (car c'est fou comme sur les blogs
on a en fait rien à dire dès lors que l'on trouve
vain de donner son avis sur le monde, de pontifier ou d'étaler
sa science), c'est : j'ai eu du soleil et je suis passé
à travers les gouttes de l'été pourri à
Paris. Vous non ? Tant pis pour vous, pour ce qui me concerne
j'affiche ma satisfaction étant donné que fauché,
j'ai très peu de vacances. Alors, cette année, je
biche.
Sinon j'ai lu le premier tome de "À la dure"
de Mark Twain qui narre entre autres comment il a participé
à la ruée vers l'argent et fréquenté
les Mormons de Salt Lake City. Ce type que j'admirais beaucoup
était en fait raciste et se vante d'avoir tué et
scalpé un métis qui lui a manqué de respect
après lui avoir ciré les chaussures. Ben voyons.
Sans grand intérêt à part le portrait d'un
criminel du Far West, Slade. Je crois qu'il faut remettre Twain
à sa place : hormis ses récits pour la jeunesse,
je ne sais plus s'il est si bon écrivain qu'on le dit.
Ça a valeur de témoignage historique et voilà
tout.
J'ai aussi parcouru une biographie assommante d'Alan Turing dont
j'ai déjà oublié le titre, j'ai zappé
dans un bouquin ahurissant "Message des hommes vrais au monde
mutant" de Marlo Morgan (qui paraît-il fut un succès
dans les années 90) et qui raconte comment une américaine
a trippé en compagnie d'aborigènes façon
Castaneda au petit pied (et qui prend ses lecteurs pour des cons,
mais ça m'a donné une idée de roman parodique
avec chaman), j'ai voulu lire "Le trône d'ébène"
de Thomas Day et hélas cela m'a énormément
déçu (à mon avis iul n'aurait pas dû
écrire sur le mode "style oral saga-légende
africaine", c'est pénible et kitsch ; si on a lu Kourouma
par exemple, ça ne passe plus), j'ai vaguement souri en
peinant sur le classique "Fantasia chez les ploucs"
de Charles Williams qui est gentiment burlesque... Auparavant,
j'avais lu je ne sais plus quoi à la mode et c'était
nul aussi. Ben si, alors : été pourri, donc. Ah
non, c'est vrai : il y a eu du soleil.
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(prochainement )

(prochainement )

(prochainement
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