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Mercredi 25 juillet 2007 - 22h09
Les Niçois ne sont
pas mes amis
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| Je
viens de passer 5 jours à Nice (la première fois
que je sortais de Paris depuis 2 ans -c'est ça d'être
fauché) ; ville que je ne connaissais pas. J'ai été
effaré par la vulgarité de cet endroit. Baie des
anges ? Ça ?
Dans cette ville de quartiers sans enfant et sans jeune (il paraît
que Menton, c'est pire), où tout le monde flique son voisin,
ce n'est qu'un déballage de fric ostentatoire, de gras
pognon. Et la richesse des parvenus n'est certes pas capable de
convoquer un semblant de bon goût. On se heurte à
des Russes partout (Russes qui n'ont certainement quelque chose
à se reprocher pour pouvoir être ici), des restaurants
et échoppes arnaqueurs de touristes car hors de prix et
fourgueurs cyniques de merdes (j'ai néanmoins quelques
bonnes adresses communiquées par une bonne âme, pas
dupe de l'escroquerie locale), de vieux et de vieilles clinquants,
aigris, racistes et haineux, des yachts, des yachts, des yachts,
des bombasses même pas bandantes qui se ressemblent toutes,
des touristes pathétiques et béats, des Japonais
acheteurs de bimbeloterie et des faux artisans vendeurs de laideurs
normalisées. Et même la plage est désagréable
avec ses galets. Certes, la promenade des anglais est acceptable,
mais envahie par les bagnoles, comme toute cette ville qui affiche
sans honte une avenue Jacques Médecin (en travaux) cet
ancien brigand-maire local. Comble, sur le port, une vision édifiante :
à l'arrière d'un yacht au design de cuisine équipée
(comme dit ma blonde) et de plus de 50 mètres, deux vieux
hors d'âge mais en tout cas quasi liquides qui ne se parlaient
pas et avaient l'air de s'ennuyer à mourir, assis à
leur table en teck, comme en démonstration, face
au quai. Ils avaient mis à fond le disque des Eagles,
et forcément, "Hôtel California".
Comprenaient-ils seulement les paroles ?
Welcome to the Hotel California / Such a lovely place (Such a
lovely place) / Such a lovely face / They livin' it up at the
Hotel California / What a nice surprise (what a nice surprise)
/ Bring your alibis / Mirrors on the ceiling, / The pink champagne
on ice / And she said 'We are all just prisoners here, of our
own device'/ And in the master's chambers, / They gathered for
the feast / They stab it with their steely knives,/ But they just
can't kill the beast
Just prisonners here.... Nice suprise. Pour jouer avec les
mots, disons qu'à Nice, pas de surprise, non, le pire est
là et en les voyant, je me disais que, certes non, je ne
voudrais pas de leur vie de zombies piégés par le
fric. Les seuls locaux sympathiques viennent d'ailleurs. Depuis
20 ans ils sont là pour le soleil ou par un hasard de la
vie, mais détestent les Niçois, déplorent
le coût de la vie et la mentalité fétide du
coin. Alors vive l'arrière pays, plus respirable, même
si la Côte restera la Côte... Ah oui j'oubliais :
dans le port de Monaco, ville qui a posé des défibrillateurs
d'urgence dans la rue tous les 100 mètres ou presque, il
y avait le yacht de Paul Allen à coté de celui de
Larry Ellison. Les deux monstres dépassent chacun les 130
mètres. Les magnats viennent paraît-il d'en commander
de plus grands, l'un comme l'autre cherchant à dépasser
l'adversaire de deux-trois mètres... C'est qu'on sait s'amuser.
Ces milliers de yachts, ces nouveaux châteaux sans frontières
et itinérant des seigneurs d'aujourd'hui seront les Bastille
à prendre en priorité. Car quand on voit ce qu'on
voit, qu'on sait ce qu'on sait, qu'on entend ce qu'on entend,
hé ben, on a raison de penser ce qu'on pense. (images
prises dans le port de Nice). |
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• Lundi 18 juin 2007 -21h15
J'ai un nouvel ami : Florent Kouakou
(koua_florent@yahoo.fr)
Titre
du courriel : cri de coeur d'un eleve ayant eu le bac
KOUAKOU FLORENT.
SAN-PEDRO,COTE D'IVOIRE
AFRIQUE DE L'OUEST.
Permettez-moi de vous informer de mon désir de solliciter votre
aide. J'ai obtenu votre nom et contact dans ma volonté de rechercher
une personne sensible et digne de confiance qui pourait m'aider. J'ai
choisi votre nom entre autres parce que je recherche une personne digne
et honnorable a qui je peux faire confiance.
En effet, je suis KOUAKOU FLORENT 20 ans ayant eu le (BAC). Après
le decès de mon père, je me retrouve sans soutien jusqu'à
ce que j'obtienne une femme apres 2 ans.
Cependant, le probleme qui se pose est que depourvue de tout soutien financier,
je suis confronté en ce moment a un concour de police qui s'elèvent
à 327.500FCFA environs 500 euro.Face donc à une telle situation,
j'ai sollicité de l'aide de mon entourage, qui chaque fois veux
abuser sexuellement de moi avant toute aide.
Devant une telle attitude inhumaine, j'ai decidé de solliciter
votre aide afin de pouvoir m'inscrire pour ganrantir mon avenir, mais
aussi, estimant que vous etes loin de moi et qu'il ne vous viendra pas
en idée de vouloir abuser de mon corps en contre-partie.
S'il vous plait je demande votre aide dans la proportion de mon besoin,
car il y va de l'avenir d'un jeune homme qui commence à desespérer.
A toute fin utile,je joins à ce message ,une photo de ma personne
afin de vous permettre d'avoir une idée de moi.
Dans l'espoir d'une suite favorable à ma demande,veuillez croire
en mon plus grand besoin.
Merci et que dieu vous bénisse.
KOUAKOU FLORENT
J'en
reçois comme tout le monde des palanquées de ces escroqueries
que l'on appelait jadis (à l'époque de Vidocq, ai-je appris
de mon ami Christian Dufour), des "lettres d'Israel".
Je les lis toujours avec ravissement (j'ai des plaisirs simples) et une
pensée pour leur rédacteur qui se casse bien la tête,
parfois. J'essaie d'imaginer sa vie, ses réunions de debriefing,
la stratégie market, etc. Voici qui ferait un bon thème
de roman... D'ailleurs je ne dis pas qu'un jour... À ce propos,
Arte Radio en avait mis en sons (si je retrouve le fichier Mp3 je le placerai
ici)... Car ce ne serait pas une forme de littérature tout cela,
à force ? Hummmm ?
• Samedi 1er juin 2007 -10h27
Les trous noirs sont-ils nos amis
?
Voici
ci-dessous la reproduction d'une
page qui se trouve sur le site de la Nasa (signalée par l'ami
Christian). Ils expliquent ceci :
" A Hole in Mars (Credit: NASA, JPL, U. Arizona). Explanation
: Black spots have been discovered on Mars that are so dark that nothing
inside caan be seen. Quite possibly, the spots are entrances to deep underground
caves capable of protecting Martian life, were it to exist. The unusual
hole pictured above was found on the slopes of the giant Martian volcano
Arsia Mons. The above image was captured three weeks ago by the HiRISE
instrument onboard the Mars Reconnaissance Orbiter currently circling
Mars. The holes were originally identified on lower resolution images
from the Mars Odyssey spacecraft, The above hole is about the size of
a football field and is so deep that it is completely unilluminated by
the Sun. Such holes and underground caves might be prime targets for future
spacecraft, robots, and even the next generation of human interplanetary
explorers."
(Notons au passage qu'ils utilisent l'unité de comparaison
internationale comprise désormais par l'humanité entière
: le terrain de football).
Je ne sais pas pour vous, mais ce genre de choses me fascine. Je me sens
comme un gosse qui ouvre un livre de science-fiction des années
de l'âge d'or. D’un seul coup il y a dans ce trou noir (sur
terrain rouge, en fait) tous les possibles, les imaginaires, les peurs,
les questions, la métaphysique (de bazar ou non)... Et il sort
quand la tête, le chien de prairie géant ? Peut-être
devrait-on placer une friandise de 80 tonnes au bord pour l'attirer (une
croquette?). Et en dessous il y a quoi ? Les cités souterraines
à la Verne, Flash Gordon ou Tarzan ? Un complexe touristique ?
Une galerie marchande ? Une cave à vin hors d'âge ? Des catacombes
? Une boîte de nuit branchée ? Un bazar invraisemblable qui
attend la braderie ? C’est un tunnel qui mène vers un monolithe
noir ? C’est une boîte de Pandore et tous les maux vont jaillir
et ce sera la fin de l’univers ? (auquel cas je ne rédige
pas ma déclaration d’impôts). C’est le même
coup que la cave-où-il-ne-faut-pas aller-car-il-y-a-une-malédiction ?,
mais on y va quand même malgré les avertissements et alors
on va en prendre plein, mais plein la g... ? (c'est un trou d'évacuation
d'une autre dimension. Si de l'autre côté, ils tirent la
chasse.... Écartez-vous !).
Extraordinaire et exaltant ça, non ?
Ah l’attraction pour le trou noir... Déjà qu'il y
en avait d'immatériels dans le cosmos qui intriguaient. En voici
un explorable ! J'imagine qu'un jour il y aura du tourisme non plus pour
le
trou du cul du monde, mais pour celui de Mars. ça sera d'un chic
d'y aller...
On
devrait écrire sur l'attraction du trou noir. C'est l'origine de
tout un monde. Et ce n'est pas Gustave Courbet qui me contredira. (En
fait on va apprendre que c’est un défaut de la photo mais
ca va leur servir à décrocher des crédits comme le
coup des microbes sur la météorite martienne il y a quelques
années).
(Cliquez
sur l'image pour voir le terrain en plus grand).

• Vendredi 19 mai 2007 - 23h13
Les manifestants de droite sont nos amis.
Le
12 juin prochain est organisée une manif
de droite en soutien au gouvernement. Venez nombreux en respectant
la charte,
car il n'est pas question de venir débraillé comme tous
ces gauchistes.
Pour être
rassuré sur nos intentions regardez ici
celle, fondatrice, du 25 octobre 2003. ou
ci-dessus dans les favoris de mon "juke box Daily Motion".
• Vendredi 5 mai 2007 - 19h07
Sarkozy n'est pas l'ami des auteurs de SF (non plus).

J'ai signé "L'appel d'air" anti Sarkozy des auteurs de
science-fiction et autres mauvais genres et ai donné un texte de
circonstance. C'est en ligne et mis à jour sur l'excellent et superbe
site du Cafard
Cosmique.
•
Dimanche 29 avril 2007 - 22h27
Les légumes sont nos amis.
J'ai
envoyé il y a une quinzaine de jours les services de presse de
mon dernier bouquin "Pizza
sur la touffe". Un petit roman délirant dont j'avais
un peu honte -trop allumé, mais c'est ce que j'avais envie d'écrire...
C'est l'histoire d'un réalisateur de films pornos qui veut faire
son grand œuvre en créant un genre, le porno avec légumes.
C'est tout sauf un polar. je me suis fait plaisir, surtout afin de parler
de cinéma, de narratologie, de parodier les jargons cultureux et
de taper un peu partout. Je me disais : ce bouquin est chiant, il n'amuse
que moi (et le directeur de collection, Jean-Bernard Pouy, autre allumé)
et l'éditeur est bien sympa de me publier ce comebaque plutôt
zarb... et voici que je n'en ai que des remontées hyper positives,
qui me laissent bouche bée : ça m'a déjà fait
ça avec "Buffet à volonté" (offert
gratos sur mon site), un récit que je tenais pour très
mauvais et qui m'a attiré des palanquées de courrier dithyrambiques,
plus que tout autre de mes livres... (je suis donc incapable, il faut
croire, de juger mon propre travail, car je le trouve toujours mauvais...
l'ayant fait comme ça, simplement parce que j'ai envie
et je crois que ça doit être comme ça. Et
plus je trouve mon travail mauvais, car je me suis lâché...
plus j'obtiens les réactions contraires. C'est à rien y
comprendre).
BREF : du coup, je baigne dans le thème potager et légumes
en ce moment. Et voilatipa que je découvre, au hasard d'une annonce
de
lectures de poésie qu'il existe à Vienne un
Vienna vegetable orchestra. Des
gens qui font de la musique avec es légumes. Bref, aussi barrés
que mon personnage...
Or, je suis passionné par toutes les expériences sonores
délirantes, les trucs extrèmes acoustiques (ma webradio
Miradiozio,
quand elle réémettra un jour vous en passera, j'en ai accumulé
plein qui sont dans la play-list...). Des légumes pour une démarche
artistique et en plus de l'expérimentation musicale avec ça
! : comprenez que je fonde... Allez voir le site du Gemuse
orchester (Vienna
Vegetable Orchestra), lisez la FAQ (passionnante), écoutez
les extraits et surtout ne manquez la vidéo sous aucun prétexte...
En
tout cas, pour ce qui me concerne, ce genre de travail et de démarche
me fascinent littéralement.
•
Vendredi 20 avril 2007 - 02h17
L'oxyde de zinc
est ton ami.
J'ai
toujours adoré les parodies de documentaires scientifiques. Découvrez
les bienfaits
de l'oxyde de zinc (merci Claude !).
•
Jeudi 25 mai 2006 - 12h32
Nos
amis de la banque qui nous la mettent bien profond, une épopée
moderne.
Hier je retire 30 euros au distributeur Sygma (distributeur
sous le BHV à Paris, et non pas dans une banque). Je ne demande
jamais de tickets, désormais j’en demanderai. La chose me
rend ma carte et chpouillung, mes billets ne sortent pas. Re schppplouff,
ca mouline et ca cliquette, ca émet des bruits d’entrailles
cybernétiques. Schouimmpfff, une dizaine de fois et hop, fini.
J’ai pas mes sous.
Bon.
Je retourne au boulot et je me remets à un dossier particulièrement
ennuyeux mais qui demande de la concentration et j’oublie d’appeler
ma banque. A 17h ayant fini mes -non enrichissants à tous les sens
du terme- travaux d’écriture administrative, je me souviens
qu’il fallait que je les appelle. Je mets un temps infini à
trouver mon agence sur le site. Il n’y a pas le numéro de
téléphone. Je le trouve sur les pages jaunes. J‘appelle.
Là une jeune femme qui fait tout pour nous faire croire à
son ton qu’elle est atteinte de la fureur utérine soupçonnée
jadis par Charcot avec tous les délices que cela peut faire supposer
m’apprend qu’il faut appeler un numéro de serveur en
0825, etc.
Ca commence à m’agacer.
J’ai envie de savoir si je suis débité ou non. Je
suis comme ça, faut m’excuser s’il vous plait.
J’appelle le 08 etc. et j’apprends que pour appeler ma banque
ce sera désormais 0,12 euros la minute. Je leur laisse déjà
cinquante balles par mois au moins en frais pour gérer, gérer
quoi d’ailleurs ? Mais pour leur parler faut que je paie encore.
J’ai 4 choix : bien sûr il n’y a pas le mien. Je finis
par choisir d’appeler un téléconseiller (c’est
un type aigri qui voulait être amiral jadis, mais qui sent le renfermé,
avec une veste et une cravate en laine dans un bureau aveugle avec la
clim détraquée qui propage la légionellose bancaire,
et je sais déjà qu’il va m’en vouloir personnellement
-enfin je l’imagine ainsi). Eh bien non : tous les postes sont occupés.
Ca m’a coûté 0,12 x 5 min déjà. Il faut
rappeler.
Je rappelle le serveur : “Vous voulez blanchir de l’argent?,
tapez 1”, “Vous voulez effectuer une opération sur
la bourse de Shangaï à terme sur le cacao, tapez 2”,
“On vous a cassé la gueule, arraché votre carte bleue
et traîné sur 30 mètres? Tapez 3”, “Vous
voulez parler à un téléconseiller qui n’en
a rien à foutre de vous si vous n’êtes pas membre de
la famille Rockefeller ?, tapez 4”.
Je tape 4 et là l’ordinateur femellisé me dit d’un
ton qui ne souffre pas de réplique “Votre agence est fermée”
et ça raccroche. Normal, j’ai mis les dix dernières
minutes à choisir ce que je voulais faire, ils ont eu le temps
de se barrer (“Vite y’a Mizio qui appelle, barrons-nous en
week end !"), ce qui m’a coûté 1,20 euros.
Je m’en retourne donc sur le site web de l’agence et je cherche
à leur écrire puisqu’on vit une époque interactive.
Il y a environ 50 possibilités de dialoguer avec mon agence, toutes
prêtes et très cadrées, mais pas la mienne. Je ne
peux pas écrire ce que je veux. En revanche je peux acheter ce
que je désire en ligne, hormis de grandes blondes hongroises, mais
à mon avis ça ne devrait pas tarder tant ils diversifient
leurs activités.
Voilà.
•
Mercredi 5 mars 2006 - 22h19
Du radicalisme
qui prend la tête et finit par lui aussi être suspect, alors
qu'il est mon ami : je suis d'accord avec le dessinateur
de BD Larcenet. Alors je rejoins moi aussi la Fédération
Internationale des Gros Branleurs. Voilà

•
Mercredi 5 mars 2006 - 21h55
De
la tabagie, qui est mon amie : Eh oui, jadis j'ai
lancé les "sites fumeurs"... et je viens d'arrêter
de fumer. Nombre de raisons : la santé, on est tricards les fumeurs
et ça me coûte plus de 100 euros par mois... je n'ai pas
les moyens, je suis déjà couvert de dettes (Et puis toutes
les bonnes raisons, et j'ai promis à mes gosses, et j'ai besoin
de souffle pour des raisons délicieuses,
et ça pue, et... et...). Je
viens d'arrêter de fumer sans effort, après 25 ans de tabagie
et moult tentatives, en moins de 3 heures.
Comment ? On m'a prêté un livre (merci Élisabeth).
Ce livre disait qu'en le refermant j'arrêterai de fumer, sans
effort, sans affres...
Je ricanais en l'ouvrant. Franchement, je ricanais. J'ai refermé
le livre 3 heures plus tard et je n'ai plus refumé depuis. Là,
ça fait une semaine et ça va. Même pas un drame,
vraiment. Pour arrêter ? C'est simple : il suffit d'arrêter.
Ce bouquin est tout simplement étonnant (à lire d'une
traite, d'une taf... même en fumant).
Et je me demande même pourquoi je n'y suis pas parvenu plus tôt.
Le livre le
voici. L'auteur c'est lui : Allen
Carr. Croyez-moi. Et je ne suis pas un illuminé. J'ai arrêté
le mercredi 1er mars : oui, le jour des Cendres, oui (Merci Anne).
• Mercredi 1er mars 2006 - 21h32
De
l'humour et de la rage qui sont mes amis :
l'ami Jean-Paul Carminati (auteur de l'incroyable et hilarant "La
concordance des dents") vient de sortir deux nouveaux livres.
Voir sur son site
en rubrique "Actualités".
Sinon Carminati sera sur France inter le lundi 6 mars de 15h à
16h
et signera ses ouvrages au Salon du livre de Paris, Stand Lattès
: le 17 mars de 17h30 à 19h et le 19 mars 11h30 de 13h.
•
Mardi 28 février 2006 - 21h36
De
la religion, et de la bonne, qui fait planer, et qui est mon amie :
Je viens de
découvrir que l’église du Flying Spaghetti Monster
( http://www.venganza.org/index.htm
)que je croyais jusqu’alors uniquement US, avait une branche francophone.
Incontournable. J'adhère ! Me voici pastafariste !
(Et du coup
j'ai découvert aussi
L'Invisible Licorne Rose. Que son nom soit loué pour les siècles
des siècles !)
Tiré du Le Monde :
> L'e-vasion des spaghettis volants
> Cela ressemble à une pieuvre mais a l'allure d'un tas de pâtes
> métamorphosé en OVNI de la Toile. L'Eglise du monstre
des spaghettis
> volants est une parodie de religion qui possède ses "pastafaristes"
en
> France (http://site.lesdoigtsbleus.free.fr/monstre_spaghettis)
et un
> peu partout dans le monde (http://fr.wikipedia.org/wiki/Pastafarisme)
> . Son gourou, Bobby Henderson, est un jeune chômeur américain
de
> l'Oregon qui défend une théorie (http://www.venganza.org/index.htm)
> selon laquelle le monde a été créé par
un monstrueux spaghetti volant.
> La supercherie a germé en mai 2005 à la suite de la
décision de la
> commission d'éducation de l'Etat du Kansas de déclarer
que la théorie
> darwinienne de l'évolution est "non prouvée et
souvent réfutée". Pour
> protester, le jeune homme, licencié en physique, envoie une
lettre au
> comité exigeant que sa théorie soit enseignée
dans les classes de
> sciences aux Etats-Unis sous peine d'action en justice. Depuis,
> plusieurs blogs
> (http://www.boingboing.net/2005/08/19/boing_boings_250000_.html)
ont
> pris le relais et polémiquent sur ce spaghetti volant.
• Mercredi
7 septembre 2005 - 01h 57
De
la musique politique, qui est notre amie :
un montage
sonore remarquable et drôle qui fait dire à Sarkozy...
sa vérité, sur fond de reggae. Chapeau. À écouter
entre amis (Merci Jérôme).
•
Mercredi 7 septembre 2005 - 01h 45
Un entretien imaginaire (ça y est
j'ai chopé la grosse tête) à l'occasion de la sortie,
improbable, mais espérée un jour lointain, de mon dernier
roman, chaipazou :
Journaliste : Francis Mizio, dans votre précédent
récit « Buffet à volonté »,
vous aviez déclaré avoir définitivement jeté
l’éponge. Selon vous, l’édition était
envahie d’abrutis et l’écriture était vaine…
Et soudain, voici que vous nous publiez un roman intitulé «
D’un point de vue administratif »…
FM : Oui, c’est exact, j’ai répété mille
fois que c’était terminé, et j’étais
sincère. Mais voilà : je travaille dans une administration
et un truc m'a vraiment gonflé. Ca m'a redéclenché
le bazar et j'ai donc écrit ce roman pour me défouler.
Mon tort aura résidé jadis d’avoir cette extrême
prétention de vouloir vivre de l ‘écriture dans un
pays qui se contrefiche de la littérature et ne veut lire que des
produits consensuels. Je m’y suis en effet remis, mais toutefois,
je ne renie rien de ce que j’ai dit sur l’industrie éditoriale,
les imbéciles profiteurs qui l’occupent ou la distribuent
et la vanité de la littérature. La différence c’est
que maintenant, ce n’est plus important.
Je me suis en fait remis à écrire parce que, sorti de ma
dépression, le besoin est follement revenu et je n’ai rien
trouvé qui puisse le compenser. Or ce besoin est handicapant, d’autant
que, longtemps, je ne parvenais même plus à écrire,
mais j'étais taraudé par le seul retour de l’envie.
Par ailleurs, je gagne mal ma vie et j’ai espéré tirer
de l’argent de ce nouveau livre, vu que je ne sais rien faire d’autre
qui puisse arrondir mes fins de mois et qu’il ne faut pas compter
sur la solidarité du milieu éditorial qui s’est fait
mousser sur votre dos. Je me suis de nouveau planté au sujet du
fric, d’ailleurs, car ce nouveau roman ne me ramène que pouic,
-mais cette fois je le savais tout de même un peu à l’avance.
Journaliste : « D’un point de vue
administratif », est encore un récit de digressions.
Entre la réalité et la fiction, les réflexions personnelles,
ça part un peu dans tous les sens… On ne comprend pas toujours
où cela veut en venir…
FM : Je ne vois pas pourquoi en littérature il n’y aurait
pas ce que s’autorisent le jazz ou les musiques électroniques.
J’aime les grandes nappes digressives, les envolées, les
solos, les télescopages et les improvisations sur une ligne mélodique
même mince… En sus, je n’invente rien. C’est quoi
le problème ? Faut lire les têtes de gondole mon ami si ça
ne te convient pas. Il y a de la structure comme à la télé.
Journaliste : Vous disiez pourtant que si vous reviendriez
il vous faudrait « faire fort » après avoir
autant tout envoyé paître et prétendu que vous trouviez
votre propre travail littéraire nullissime, au risque sinon, "de
ne plus être crédible". Et en fait vous nous servez
pour ce grand retour dans « D’un point de vue administratif
» sous une forme étrange, votre version personnelle,
par quelques similitudes, du film «Brazil», de Terry Gilliam,
dont, on le sait, vous avez toujours avoué être idolâtre
…
FM : Que veux-tu que je réponde à ça ? C’est
comme ça et point
barre. Les lecteurs qui me suivent se feront leur opinion sur tout
ce pathos. Mais dis-moi : tu es bien renseigné pour un journaliste...
On dirait même que tu travailles sérieusement. D’ordinaire,
ils ne lisent même pas mes bouquins avant de m’interviewer,
je m’en rends bien compte. C’est dommage parce que pour une
fois que je n’ai pas affaire à un imposteur imbécile,
voilà que j’ai envie de te foutre dehors. Alors Coco avec
tes questions sans point d’interrogation, tu vas dégager
vite fait de là car, là, tu m’énerves. Tu prends
tes cliques et tes claques et tu n’oublies pas ton magnéto
de merde aussi. Pense aussi à apprendre à t’en servir,
tu gagneras à chaque fois un quart d’heure avant de le mettre
en route. Allez, accélère, hop, hop, allez tu dégages,
car là, tu commences à me chauffer sérieusement.
Ah lalala, non mais dis donc.
Mercredi
7 septembre 2005 - 01h 38
Un
lien littéraire drôle qui mène chez un ami :
le site magnifique de
mon pote Jean-Paul Carminati, écrivain hilarant, militant du
Comique sensique de qualité. Lisez ses livres, écoutez les
extraits qu'il vous lit. C'est de la bonne, je vous assure. Les auteurs
tels que lui, labourant l'humour exigeant et ne prenant pas les lecteurs
pour des ânes sont rares dans ce pays.
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